avatar

The Esoteric Gender, live

teg-entete

Un soir, en Islande.

Un Français, une Anglaise, un Danois et un Québécois réunis autour d’une passion commune : la musique.

Ils sont trois dans l’appartement de Jean-Christophe, entassés autour d’un ordinateur portable, msn allumé, l’esprit sur le qui-vive. Le quatrième et nouveau membre du groupe, Gabriel, est de passage chez des amis mais a réussi à trouver un ordinateur duquel il peut assister à la première partie de l’interview. Lisa et Thomas dévorent des glaces pendant que Jean-Christophe aligne fébrilement lettre après lettre, tapant sur son clavier à la vitesse de l’éclair. Ils parlent vite, en même temps, mais un dialogue à cinq s’installe, malgré tout.

The Esoteric Gender, rencontre.

Charlotte : Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion d’aller faire un tour sur le 17 rue des Arts, mais globalement ce que nous essayons de faire c’est de partager avec les internautes nos coups de cœur artistique. Donc peut-être, pour commencer pourriez-vous vous décrire en quelques mots ? Qui êtes vous, et que faites vous ?

Jean-Christophe : Nous sommes The Esoteric Gender et nous faisons un mélange de plusieurs types de musique électro, en mettant l’accent sur la création de Chansons.

Lisa : Globalement, on essaye de bidouiller un truc et si ça sonne bien, on le garde.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

C : (rires) Ca, m’a tout l’air d’être une bonne stratégie pour faire quelque chose de bien !
Pourquoi « The Esoteric Gender » ? Y-a-t-il une signification particulière derrière ce nom (le genre ésotérique) ? Une raison ? Et qui l’a choisi ?

L : L’un d’entre nous est gay mais aime boire une bonne bière de mec, un autre est hétéro mais se fait les ongles, et je suis une fille mais je n’utilise pas de maquillage.

Thomas : Le dernier fait des études en philo mais prétend être hétéro !

Gabriel : Ouip, mais c’est probablement une façade…

JC : Et sinon, deux d’entre nous font des études sur les « genres ».

C : Ok, donc votre nom représente plutôt les membres du groupe plutôt que le genre de musique que vous faites ?

T : Bien sûr, un groupe ne doit pas se restreindre à un seul type de musique .

L : Le point de départ a été de trouver un nom qui sonne bien, mais qui a également une signification.

C : Ca sonne bien ! Vous dîtes que vous faites un « mélange de plusieurs genres de musique électro », quelles sont vos influences ?

L : Certainement pas Beyoncé !

JC : On ne s’inspire pas directement d’autres artistes, du moins pas de manière consciente, mais toute la musique qui nous entoure nous influence surement, d’une manière ou d’une autre. Je suis un grand fan de Massive Attack, Goldfrapp ou Faithless, par exemple.

G : A part les influences évidentes de Portishead ou Radiohead (et aussi quelques groupes Québécois comme « DJ Champion et ses G-Strings ») j’ai toujours été un grand fan de heavy métal, mais j’espère que ça ne se sent pas trop… !

C : Le métal ne ressort pas tellement, non… Massive Attack et Portishead plus, déjà !

T : Mon père est un joueur invétéré de country, et j’essaye autant que je peux de m’en éloigner !

C : (rires) Vous venez chacun d’un pays différent, et vivez en Islande. Comment vous êtes vous rencontrés ? Qu’est ce qui vous a donné envie de monter un groupe ? Vous avez beaucoup hésité ?

JC : Lisa et moi nous sommes rencontrés à la fac, lors d’un cours d’écriture créative, et nous sommes devenus amis assez rapidement.

L : On est tous les deux gauchers et on porte des lunettes !

JC : On s’entendait aussi très bien musicalement. Je commençais tout juste à me mettre à la musique à cette époque, et je lui demandais des tuyaux sur la manière de composer…

G : En fait j’étais le prof de philo de JC à l’université… Et c’est comme ça qu’on s’est rencontrés ! Un peu bizarre, mais c’est la vie. Est-ce que j’ai hésité ? Une fois qu’on a entendu la voix de Lisa, ce n’est plus possible d’hésiter… On saute dans l’aventure dès que c’est possible !

(Lisa rougit.)

T : J’étais le chanteur d’un groupe danois, et jouer de la batterie aujourd’hui c’est quelque chose de nouveau. J’ai été vraiment flatté quand JC, que j’ai rencontré lors d’un cours de tricot au cours d’une réunion tricot, m’a demandé de les rejoindre comme batteur. Je jouais de la batterie pour moi, jamais dans un groupe, jusque là… J’étais un peu dubitatif au début, mais dès que j’ai entendu leur musique j’ai su que c’était quelque chose que je devais faire.

G : J’ai été le dernier à les rejoindre, mais ils sont tellement talentueux que c’est vraiment génial de faire partie de l’aventure.

C : On dirait un conte de fées !

(A ce point de l’interview, Gabriel doit nous quitter. Il nous salue et disparait dans un nuage de fumée.)

C : Comment procédez vous quand vous écrivez une nouvelle chanson ? Y-a-til des rôles prédéfinis ou est ce que vous échangez, parfois ? Combien de temps prenez-vous pour écrire un titre, et comment est ce que ça se passe ? Les paroles avant la musique ? L’inverse ? La chorégraphie que vous faites sur scène d’abord ?

T : JC et Liz’ écrivent les titres, ils sont un peu les Lennon et McCartney du groupe.

JC : La plupart du temps, quand on se pose pour écrire, Lisa écrit les paroles pendant que j’essaye différents sons pour la chanson en cours de construction. Ensuite on travaille tous les deux sur la mélodie vocale. Mais là encore, chaque chanson a sa propre histoire et des fois Lisa écrit tout d’un bout à l’autre, des fois c’est moi…

Lisa : Des fois les paroles dictent une mélodie, la plupart du temps pendant que je fais la vaisselle !

C : Pas de chorégraphie, donc…

JC : Je crains bien que non !

C : L’Islande est un pays aux multiples particularités : ces paysages qu’on ne voit nulle part ailleurs, des artistes dans tous les coins… Est-ce que ça influence votre travail ?

L : Toutes les chansons n’ont pas été écrites en Islande, certaines l’ont été en Angleterre.

T : La musique en elle-même est plutôt influencée par le fais que NOUS venons d’endroits très différents, et que nous avons vécu des choses différentes. La société islandaise nous a juste réunis tous ensemble, c’est tout.

C : En mars dernier, vous avez donné votre premier concert dans un bar de Reykjavik. Comment est ce que ça s’est passé ? J’imagine que c’était pas mal impressionnant de jouer en live pour la première fois…

T : JC était tellement heureux après ! Je ne l’ai jamais vu aussi heureux qu’après ce concert.

JC : Et bien le batteur n’avait pas encore sa batterie, la chanteuse avait la grippe et le gérant du bar nous a dit de ne pas faire trop de bruit juste avant le concert, mais malgré tout ça ça c’est vraiment bien passé et nous avons vraiment passé un très bon moment.

C : Est ce que ta voix a pu se remettre de cette note, Lisa ?

L : Ca a empiré pendant quelques jours ! C’est la grippe la plus longue que j’ai jamais eue, j’ai été malade pendant trois semaines. Mais maintenant ça va mieux !

C : Tant mieux ! Et vous avez eu l’occasion de discuter avec les gens qui étaient venus vous voir ?

JC : Ils étaient vraiment bluffés par la voie de Lisa !

T : Je pense que les gens étaient venus avec un esprit ouvert, et ne s’attendaient à rien de particulier. Ils ont vraiment très bien réagi.

L : C’est une nouvelle expérience de voir des gens venir vous saluer et féliciter après le concert. C’est très agréable !

teg-concert

C : Héhé, on dirait bien que ça vous donne envie de retenter l’expérience ! J’ai entendu dire que vous vous prépariez à jouer d’autres sessions live cet été, et il y a aussi un festival, ou quelque chose comme ça ?

JC : Oui, nous répétons pour des concerts ces jours ci, et on met au point des versions live de vieux morceaux que nous n’avons jamais joués en public, c’est pas mal de boulot mais aussi beaucoup de plaisir. Et si tout se passe bien, nous allons peut-être tenter notre chance au festival Iceland Airwaves qui aura lieu en octobre à Reykjavik. C’est un festival international mais qui reste à une échelle locale, donc ça devrait être une expérience vraiment intéressante.

T : Et la tournée internationale ça sera pour 2010 !

C : J’espère que vous passerez par Paris alors !! Vous parliez de chansons que vous n’avez jamais jouées, ce sont de nouveaux titres ?

JC : Et bien nous avions joué 4 titres lors de notre premier concert, donc il y en a pas mal que nous n’avons pas encore testés en live, oui.

C : J’ai vu que votre myspace a été mis à jour ces derniers temps, avec notamment « Throwaway Girl ». Y a-t-il beaucoup d’autres chansons en cours de production ? Est-ce qu’on peut espérer avoir un EP un jour ?

L : Non, on va tenter de faire un album version longue !

JC : La plupart de nos chansons sont terminées maintenant, et on est surtout en train de travailler sur l’étape de mixage pour avoir un son d’une qualité optimale par rapport à nos connaissances et notre matériel.

C : Donc vous avez vraiment prévu de faire un album. Vous avez déjà décidé d’une date de sortie ?

T : On s’est fixé comme limite le début de l’été prochain, mais peut-être que ça sera plus tôt !

C : Génial ! Si vous deviez choisir parmi vos chansons un titre favori, lequel est-ce que ça serait, et pourquoi ?

T : Pour le moment, ça serait « Do Not Disturb », mais c’est sûrement parce que c’est notre dernière production. D’ailleurs elle est disponible sur notre myspace depuis deux jours.

L : Jusqu’ici je pense que ça serait « The Impossible Void ». (encore non publiée)

JC : Je me déciderais pour « Do Not Disturb » aussi.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

C : La mienne est « Pretty Muted Blue » je pense. C’est peut-être à cause de la guitare et de l’harmonie qui se dégage lorsqu’elle accompagne la voix, mais ça me fait voyager loin loin à chaque fois que je l’écoute !

L : Merci ! Justin, un ami d’école (LIPA) l’a mixée et finalisée pour un rendu très pro.

C : J’ai hâte de découvrir tout votre album mixé de manière pro ! Il me reste donc une question. Si vous étiez chroniqueurs pour le 17 rue des Arts et que vous pouviez interviewer un artiste que vous admirez vraiment pour que les gens puissent le découvrir, qui choisiriez-vous ?

L : Slovo, c’est un groupe qui vient de Londres.

JC : Oui, absolument. Ils sont professionnels et ont déjà réalisé deux albums mais ils mériteraient vraiment d’être plus connus.

L : Il y a une très belle chanson qui s’appelle « Weebles Fall » dans laquelle Emiliana Torrini est invitée pour chanter. On conseillerait aussi « Killing Me », « Come Down » et « Whisper ».

C : Je vous remercie tous pour votre patience et votre gentillesse, et je vous souhaite bonne chance pour tous vos projets, les concerts, le festival, l’album… Que tout marche au mieux !

L : Merci, de notre part à tous !

Le concert “live at Café Rosenberg” est disponible sur Youtube.
Découvrez dès maintenant les derniers titres de The Esoteric Gender sur leur site officiel.
Et si vous êtes fans, n’hésitez pas à vous tenir au courant de leur actualité par là !

Partagez cet article avec le reste de l'univers
  • Netvibes
  • del.icio.us
  • Digg
  • Wikio FR
  • MySpace
  • FriendFeed
  • Facebook
  • Twitter