Parmi la foultitude d’outils et sites ayant vu le jour ces dernières années sur le web et qui ont été catégorisés dans le groupe dit des sites “web 2.0″, il y a twitter. Ce site fait partie, au même titre que tumblr, soup ou plurk, des plateformes de “microblogging”. Pour les flemmards ou ceux qui n’ont pas grand chose à raconter, ou pour tout simplement partager un lien sympa sans s’embarrasser d’une interface complexe de blog, ces nouveaux micro-blogs émergents permettent d’échanger rapidement via une plateforme communautaire, l’information (intéressante ou non) pouvant voyageant très loin.
Depuis quelques temps, quelques internautes ont décidé de mettre ces plateformes de communication moderne au service de l’art. Il y a, par exemple, quelques auteurs qui ont décidé de publier, message après message, twitt après twitt, un roman, dans son intégralité. Certains de ces “twillers” auront même été publiés (ou autopubliés) via des sites comme lulu.com. Mais ce n’est pas d’eux dont je veux vous parler. Parmi les auteurs impertinents de la toile se cache Jean-Michel Blanc, sous le compte twitter au nom sybillin : @centquarante.
Du haiku moderne porté par des uns et des zéros.
Là où le concept se corse, c’est quand on compte les caractères. Un twitt, ça comporte 140 caractères, pas un de plus. Le même nombre qu’un vulgaire texto, en somme. Jean-Michel Blanc a décidé de jouer avec ce concept jusqu’au bout : ses haikus modernes feront 140 caractères, pas un de plus, mais pas un de moins non plus. Les histoires et jeux de mots s’enchaînent, et les sourires fleurissent sur le visage des lecteurs. Ca c’est sûr, ce monsieur sait manipuler les mots ! Parfois poétiques, souvent amusants, on devient vite accros de ces petits messages qui s’affichent, de temps à autres, sur le flux rss des gazoullis des gens que l’on suit.
Pour suivre @centquarante sur twitter, c’est par ici.
Pour découvrir une aventure trop tôt avortée par le même auteur, c’est là :
@140mots, définitions en 140 caractères de mots réels ou non.
Et parce que le 17 rue des arts est aussi sur twitter : @17ruedesarts.






























Je découvre un nouvel intérêt à Twitter grâce à cet article, merci !
Sympa ! D’habitude je n’aime pas trop twitter, mais là ça me ferait presque adhérer au concept
Peut-être bien que je vais trouver une utilité à Twitter finalement ! =D Thanks pour cette découverte Cha.
Quand on parle d’éloges, de nos jours, on a un peu trop tendance à y associer le mot “funèbres”. Merci donc pour ces éloges joyeux que je découvre à l’instant, par hasard. Mes Twitts sont sans prétention, un peu comme du land art mais avec des mots. Ephémères donc comme tout exercice de style mais hélas, pas comme Queneau. Jamais je ne passerai à la Poste hériter. Hum.. Je m’emporte, je m’emporte et j’ai largement dépassé les 140 caractères. Pour une fois.
Bravo ! Je venais d’écrire un billet pour expliquer mon désintérêt pour Twitter… Mais Jean-Michel Blanc me redonne espoir dans la capacité à détourner les “machines à générer du flux” (et du fric) !