
Lisa est une jeune parisienne pétillante et bien dans ses ballerines, qui revendique avec humour son côté enfantin. D’une voix tendre et un brin nostalgique, elle nous enchante de textes contradictoires, aussi acides qu’acidulées. Elle est charmante, extravertie, un brin séductrice… et elle débarque ce matin au 17 rue des Arts, pour une toute première interview dans les règles de l’art. Attention les garçons, voilà du lourd pour les mirettes ! Et pour les filles, il reste toujours les oreilles ; )
Marie: Hello Lisa, et bienvenue au 17 rue des arts ! Ici, c’est un peu comme une grande maison, conviviale et douillette, où les artistes n’hésitent pas à venir faire un tour de temps en temps. Alors pour commencer, mets-toi à ton aise puisque tu es ici chez toi. Et puis dis-nous qui tu es en quelques mots.
Lisa: Alors je m’appelle Lisa, j’ai vingt-trois ans mais on m’en donne souvent seize et je suis comédienne et apprentie chanteuse.
M: Avant de tomber sur ton Myspace perso, j’ai longtemps écouté Polaroid. Est-ce que tu pourrais nous expliquer un peu comment est né ce groupe et quel y est ton rôle ?
L: Polaroid, c’est un groupe d’amoureux qui avaient envie de faire quelque chose ensemble. Un jour on a chanté “Jardin d’hiver” en duo, à un anniversaire et on a aimé alors on a enregistré des petites chansons à la maison. J’y chante, François aussi et il joue tout plein d’instruments. La chanson que j’ai écrit avec lui c’est “I think i love you”. Mais on a pas poursuivi l’idée et on est passé à autre chose. Pourquoi pas un jour essayer d’aller plus loin dans ce projet? Mais à la base c’était vraiment juste pour nous…

M: Chouette, on apprend du croustillant en même temps ; ) Et lui, il a des projets de son côté, du coup ?
L: Lui, il est musicien pour beaucoup d’artistes. Et aussi pour moi. Mais il a également son projet, où il chante et pour écouter, c’est par là. Mais à la base, il est violoniste.
M: Quand j’écoute “Lisa”, le premier extrait disponible sur ton Myspace, je me demande souvent quelle est la part d’autobiographie dans ta musique : est-ce que tes chansons naissent toujours d’expériences vécues ? Est-ce que la Lisa pour qui la vie est trop sage, c’est tout toi ?
L: Déjà, il faut savoir que ce texte a été écrit par une amie, qui me connaît bien, mais qui avant tout, raconte une histoire. Effectivement cette fille porte mon prénom, mais est-ce vraiment moi ? Ou n’est ce pas plutôt la fille qu’on aimerait être, au fond de nous? Il y a toujours une part de vrai, de soi, dans les histoires que l’on raconte en chantant, mais c’est aussi tellement bon de se mettre dans la peau de personnages qu’on ne sera peut être jamais… !
M: C’est vrai, ça permet de se glisser dans plusieurs vies, plusieurs scénarios possibles. De ne pas se cantonner à une seule personnalité. D’ailleurs, je trouve que pour ça, tu te débrouilles plutôt bien ! L’image que je me fais de Lisa, à travers tous les petits bouts de toi que tu éparpilles sur le net, c’est celle d’une artiste touche à tout. Je crois savoir que tu aimes la photo, la musique, bien sûr, mais aussi la mode, la comédie et le cinéma. J’avoue que je me demande quel est ton secret ! Comment fais-tu pour concilier tout cela et quelles sont tes priorités ?
L: Ma priorité reste le cinéma, le théâtre, en tant que comédienne, mais la musique en est intimement liée, car ça reste toujours des sentiments et des sensations à faire passer, à partager avec un public. Alors on verra bien ! Je fais tout ce que j’aime, c’est le principal. Carpe diem !
M: Puisqu’on parle musique, est-ce que tu as des artistes incontournables, qui t’inspirent particulièrement ?
L: J’ai toujours adoré la chanson française, avec en tête Barbara. Tu me diras, rien d’original, mais c’est comme ça. Elle avait un tel don pour raconter l’amour, et une voix si singulière. Ensuite, quand j’ai rencontré les personnes avec qui on a lancé le projet (auteurs, compositeurs), il s’est tout de suite installé une ambiance “Gainsbourienne”, et j’ai pu découvrir tout ce que ce géant avait crée pour lui, mais aussi pour ses chanteuses, Françoise Hardy, Brigitte Bardot, Jane Birkin, elles en ont eu de la chance celles là! Le rêve…
M: C’est vrai que tu sembles appartenir à cette lignée de chanteuses à textes, jongleuse des mots. Très “Moi je joue”, de Bardot. Mais avec Polaroid, on a pu t’entendre déclarer ta flamme en anglais. Ca veut dire que tu es aussi à l’aise dans les deux langues ?
L: Heu…non! Je suis nulle en anglais! Si je veux pouvoir chanter correctement dans cette langue un jour, je vais devoir aller faire un stage intensif! Mais en même temps il est vrai que chanter en anglais avec cet accent ajoute peut être un certain charme, je crois que ça plaît aux anglo-saxons, ce côté “exotique”, mais, j’ai encore beaucoup de boulot!
M: J’aime bien quand tu me parles de ce qui te tient à cœur, ça permet de mettre un pied dans ton univers. Alors dis-moi, c’est quoi les albums qui tournent en boucle dans ton I-pod ?
L: Je vais plutôt te donner des noms comme ça, il y en a tellement ! Alors au pif: Johnny Cash, Cœur de Pirate, Andrew Bird, Françoise Hardy, Henri Salvador, Keren Ann, The Do, Lily Allen, Orelsan… tu vois, c’est vraiment pas possible, y’ en a trop!
M: Que du bonheur ! Mais moi ce que j’espère surtout écouter en boucle dans mon I-pod, c’est toi ! D’ailleurs, j’ai eu la bonne surprise de lire sur ton Myspace qu’un EP était bientôt prévu. Et si tu nous livrais en avant-première quelques petits secrets de fabrication ? Voire une date, pour les plus pressés ?
L: On enregistre un disque de 4 titres en home studio, autoproduit. Il devrait être prêt dans les mois à venir mais je ne préfère pas trop m’avancer sur la date de sortie exacte. Je vais faire en sorte qu’il soit joli et réussi ! J’ai hâte qu’il soit prêt. : )
M: Mais en attendant, tu fourmilles d’autres projets. D’ailleurs, je voudrais bien que tu nous expliques un peu l’aventure des Fillettes ! C’est quoi ce blog hybride de copines qui ont un avis sur tout ?
L: Les Fillettes sont nées de la réalisation d’un court métrage, lors d’un festival (Le 48heures film project, ndlr), où on a gagné le prix du public. C’était drôle parce que les gens nous ont vues lors de la remise du prix et étaient surpris de voir la tronche des réalisatrices, sachant qu’on avait toutes l’air d’avoir douze ans…! Du coup on s’est dits que ça pourrait être drôle de pousser le truc, sous forme d’un blog, ou l’on pourrait s’exprimer, sans être jugées, en étant toujours aussi peu crédibles aux yeux des pros et en ayant envie de créer, d’écrire, de tourner des petits films et donne des conseils de fillettes. Et voilà : )

M: Des conseils mode ! Et puisque j’ai à faire à une modeuse, j’ai bien envie d’en profiter ! C’est quoi ton butin soldes, cette année ?
L: Bah il est pas pratique, il est à Londres, chez Primark ; c’est la folie ce magasin, du coup je me suis interdit d’acheter à Paris !
M: Mais mais mais… j’connais pas ! ^^’
L: C’est un iiiiiimmense magasin qui, de prime abord, a l’air tout pourri ; tout coûte en 1 et 10 livres, et il y a vraiment de jolies fringues.
M: C’est pas mieux que Topshop quand même, si ?!
L: C’est juste genre vingt-six fois moins cher ! Top Shop j’ai abandonné, c’est beaucoup trop cher. Très beau, mais trop cher ! Primark, c’est une caverne d’Ali Baba. Mais il faut avoir du temps, et de la patience.
M: Je note, je note ! Tu titilles ma curiosité de shoppeuse addict là !
L: Ah oui, il faut vraiment que tu ailles jeter un œil, c’est complètement fou ! Et il y a du monde tout le temps, des gens qui rapportent des caddies entiers. Mais ça vaut vraiment le coup : )
M: Bon, je crois qu’on a un peu perdu le fil de l’interview là ^^ Quand je disais qu’on se sentait vite à l’aise au 17 rue des Arts ! Alors, revenons à nos moutons : avant de se quitter, question piège de la fan qui sommeille en moi : à quand un duo avec Little et ses coccinelles ?
L: Haha, bonne question ! Tu sais que j’ai déjà enregistré “Petite Coccinelle” ? Pour rire, juste comme ça… Ce serait sympa, c’est vrai ! Je vais lui en parler, tiens.
M: Mais oui ! Vous avez beaucoup de points communs, musicalement parlant. Et puis sinon, je suis sûre que toi aussi, tu aimes les nœuds ! ; )
L: Bien vu ! Mais avant tout, Little, c’est une super amie !
M: Et si Lisa était chroniqueuse au 17 Rue des Arts, y’aurait-il un artiste en particulier, ou un coup de cœur, qu’elle aimerait faire découvrir aux internautes ?
L: Huuuum… *réfléchis* Il y aurait bien mon amoureux, mais ça devient gênant ! ;) Et puis aussi mes supers amis, “The Do”, mais je crois qu’ils n’ont pas trop trop besoin de pub ^^ Attends…. Ah si, il y en a un !
M: Quel suspens !
L: Mais son album est sorti il y a hyper longtemps, déjà…
M: C’est pas grave, dis nous !
L: Il s’appelle FM, il chante et a avec lui un quatuor à cordes. C’est juste magnifique. Quand je les vois sur scène, ça me donne envie d’être habillée comme à Versailles au siècle dernier, et de danser la valse ! Et malgré cet univers, il reste très actuel. Il a fait une sublime reprise de Blondie, par exemple. Ou encore Madonna. Tout ça avec sa guitare et ses musiciens classique. C’est original et ça fait voyager !
M: Ca donne envie ! Voilà, je crois que j’ai demandé tout ce que je voulais savoir. J’espère que ce n’était pas trop long ? Je suis une chouille bavarde ^^
L: Non, c’était top, merci beaucoup. J’espère que je n’ai pas trop mal répondu ! C’est dur, je suis débutante…
M: Au contraire, tu te débrouilles comme une chef. Tu es prête pour le “Elle” !
L: Ah bah oui tiens, j’allais le dire ! ; )




























Écouté en boucle une bonne partie de la matinée, j’aime beaucoup beaucoup *o*
(et très chouette interview ^^)
merci pour ce bel interview ,j’ai pu ainsi découvrir la musique de F.M et j’écoute en boucle “we can fly” en attendant d’aller schopper à Londres !!!
En parlant de caverne d’Ali Baba, ce site est une véritable mine d’or! Merci Marie
I’m addict – un vrai p’tit bonheur…