avatar

Chroniques culinaires : Deuxième arrêt chez Pioneer Woman

Il est important de noter que quand on fait une chronique sur la nourriture, la cuisine, l’amour des saveurs, des goûts qui se mélangent, de la somptueuse odeur qui se dégage d’un plat qui cuit dans une casserole ; on ne peut s’empêcher de penser à notre propre manière de manger, de préparer un repas, de déguster, d’apprécier ces besoins essentiels quotidiens. C’est simplement universel, et pourtant il y a une question de culture derrière, d’expérience et de naïveté, d’envie et de rejet immédiat.

D’une certaine manière, il est inutile de prétendre que nous n’avons jamais cuisiner à un moment précis de notre vie. Que l’on soit mère de famille ou étudiant, que l’on soit célibataire ou en couple, que l’on soit homme ou femme, la cuisine est un toujours un art à apprivoiser, pas à pas. Parfois, il y a une coupure. Immédiate, on s’éloigne des fourneaux, on jette le tablier au sol. Parfois, il y a quelque chose qui se passe dans l’air, une sensation inexplicable.

Dans ma dernière chronique, j’évoquais avec nostalgie du lait et des cookies déposés sur une table par une grand-mère. C’est une « image » de la cuisine, et il y en a tellement d’autres. Souvenirs, souvenirs.

La cuisine est un art pour moi car il s’agit de s’apprendre soi-même, et chaque fois, tout est là, tout est fait pour se comprendre à travers de multiples ingrédients. Que l’on cuisine chinois, belge, français, africain, italien, portugais, etc …, il y a toujours une alchimie. Tellement de variables, et tellement de manières d’honorer ces variables. Si je dois être honnête, la cuisine peut être autant une manière de s’exprimer que n’importe quel art, avec ces difficultés, ces frustrations, ces envies de tout lâcher. Au final une explosion se crée, quelque chose de magique.

Vraiment, Proust a pensé aux madeleines, mais chacun ses goûts, chacun sa manière de retourner en enfance. Un plat peut symboliser quelque chose d’important, il peut contenir une explosion d’éléments qui font que, une fois terminée, disparue d’une assiette, on se tient un moment à l’écart, et l’on pense : « Hmmmm ». Personnellement, je me rappellerai toujours avec un stress incroyable le jour où l’alarme a retenti dans tout l’immeuble quand j’ai tenté de cuire des côtes d’agneaux. Je me rappelle avec amour l’anniversaire d’un cousin et le gâteau complètement raté de ma grand-mère, l’expression sur son visage quand tout le monde avait envie de recracher son morceau sans vraiment oser dire : « Euh, grany ? Ce que tu viens de faire là ? Bon dieu, c’est vraiment dégueux » (pour information, elle a retroussé ses manches et a dit à tout le monde que son gâteau serait tellement bon la prochaine fois que personne n’oserait lui faire la moindre critique).

Sur cette introduction un peu longue, un peu virevoltante, je vous propose un nouvel univers de cuisine. Connaissez-vous The Pioneer Woman ? Si vous ne la connaissez-vous, alors on s’embarque dans quelque chose de nouveau et d’excitant. Si vous avez déjà testé ses recettes, pourquoi ne pas partager vos impressions ou résultats ?

The Pioneer Woman vit dans un ranch avec un mari cowboy, une poignée de gosses, et surtout une fascination pour la cuisine, la photographie culinaire et une envie de partager (merci à nous !). Les envies sont nombreuses et répertoriées, mais il faut noter l’originalité et la manière dont elle conduit son blog de cuisine. Régularité, précision, commentaires marrants ou personnels, c’est toujours un vrai plaisir de suivre cette pioneer woman qui décide de prendre les choses en main. J’entends par là qu’elle photographie à peu près toutes les étapes de chaque plat (parfois avec obsession) et qu’elle fait en sorte que l’internaute lambda puisse observer et comprendre chaque élément qui est rajouté à un plat et comment terminer son expérience culinaire sans avoir envie de pleurer des larmes de frustration.

Pour illustrer cette article, je pourrais fournir un nombre absolument incroyable d’images, mais pour la peine je vais vous montrer trois plats (parmi tant d’autres) qui valent vraiment le coup d’œil, que ce soit pour leur originalité ou pour la beauté du résultat.

Attention les yeux !

The Eggberts Sunriser, une recette (qui peut sembler très américaine j’avoue) a été testée par mes soins et je peux vous assurer que c’est absolument délicieux, très spéciale, mais cela vaut la peine de s’y attarder :

Beef Stew with Mushrooms :

Les champignons devraient être des dieux dans notre monde. Enfin, vraiment, je ne fais que vous les conseiller…

Tout ça pour dire que quand on voit les détails qui accompagnent chaque recette, le résultat fabuleux qui est fourni… Il est difficile de rendre hommage à sa cuisine qui varie les ingrédients, les  façons de cuisiner, l’amour d’un bon petit plat pour une famille affamée.

Personnellement, mes yeux s’ouvrent très grand. Et vous ?

Aucune envie de secouer le tablier ? Si non, ce serait dommage… Au fond, pas étonnant que notre chère cuisinière a fini par être publiée (surprise, surprise).

Pour rappel :

The Pioneer Woman Cooks !

Partagez cet article avec le reste de l'univers
  • Netvibes
  • del.icio.us
  • Digg
  • Wikio FR
  • MySpace
  • FriendFeed
  • Facebook
  • Twitter